Prêt à taux zéro 2018 : des conditions différentes entre ville et campagne

Les contours du Prêt à taux zéro changent régulièrement mais, depuis le début des années 2010, cette aide permet chaque année à plusieurs dizaines de milliers de ménages de devenir propriétaires. En 2016 et 2017, c’est même plus de 100 000 foyers qui ont profité du PTZ ! Et ils devraient être tout aussi nombreux en 2018, sinon plus, selon les estimations du gouvernement.

Les conditions de ressources

Pour bénéficier du Prêt à taux zéro, en 2018, il faut tout d’abord s’assurer que les revenus du ménage ne dépassent pas les plafonds de ressources en vigueur (voir les barèmes du PTZ) plus ou moins élevés selon la situation familiale et la zone géographique. Par exemple, à Toulouse (zone B1), un couple avec deux enfants doit justifier d’un revenu fiscal de référence (RFR) inférieur à 60 000 euros pour y avoir droit.

Sur ce point, comme pour le barème du coût de l’opération immobilière, les modalités sont reconduites à l’identique en 2018.

Une aide différente selon la zone et le bien

Principal changement pour le PTZ en 2018 : la quotité (la part du projet finançable à taux zéro) n’est plus la même partout en France. Il faut désormais distinguer deux grands cas de figure : un projet immobilier dans une grande agglomération (les zones A et B1), ou dans le reste du territoire (zones B2 et C).

Dans les agglomérations, seule l’acquisition d’un bien immobilier neuf, ou un projet de construction, peuvent vous permettre de profiter du PTZ ! Le montant financé à taux zéro, dans l’immobilier neuf, donc, sera au maximum de 40% (la quotité) du montant de l’opération, dans la limite du plafond retenu.

Partout ailleurs, autrement dit dans les villes moyennes et à la campagne, la quotité ne sera pas la même selon la nature du projet. Si vous financez une acquisition dans le neuf, la quotité maximale sera de 20% seulement. En revanche, si vous comptez rénover un bien, ou si vous achetez un appartement en VEFR (vente en l’état futur de rénovation), la quotité pourra grimper à 40%. Attention toutefois : pour que l’opération soit éligible au PTZ, la part de la rénovation doit au moins atteindre 25% du coût global de l’achat immobilier.

Pour avoir une idée de l’aide à laquelle vous avez droit, vous pouvez aussi simuler un prêt à taux zéro.