Epargne : que valent les assurances-vie associatives ?

Rendement, régularité et indépendance… les contrats des associations d’épargnants disposent de qualités indéniables. Quels sont les atouts de ces acteurs historiques de l’assurance-vie.

Au moment de choisir leur assurance-vie, les épargnants ont le choix entre les contrats commercialisés par les banques traditionnelles, les contrats web ou encore les contrats des associations d’épargnants (Afer, Gaipare, Agipi, Asac-Fapès). Ces derniers comportent de nombreux atouts. Les voici.

Des fonds euros rémunérateurs et réguliers

L’un des premiers réflexes des épargnants avant de choisir leur assurance-vie est de regarder le rendement des contrats. Sur ce point, les contrats des associations d’épargnants sont plutôt attractifs. Dans le palmarès 2017 de l’assurance-vie, seuls cinq fonds en euros ont atteint ou dépassé la barre des 2,50% nets de frais de gestion, fonds immobiliers et dynamiques mis à part. Et sur ces cinq, trois sont présents dans des contrats associatifs : Gaipare (2,65%), Asac-Allianz (2,58%) et Asac-Generali (2,50%). L’Afer n’est pas loin avec 2,40%.

Une surprise ? Pas vraiment. Ils figuraient déjà dans le haut du panier en 2016. Effectivement, si les fonds euros web et patrimoniaux ont subi ces dernières années des décotes importantes, les contrats associatifs brillent, eux, en général par la régularité de leurs performances.

Rendement : tous les épargnants logés à la même enseigne

Autre avantage de ces contrats : le fonds euros cantonné. A l’inverse des grands assureurs et des banques qui gèrent tous leurs fonds euros dans un pot commun – que l’on appelle “actif général” – les fonds euros des associations, dits “cantonnés”,  sont rattachés à un seul contrat.

Résultat, alors que “certains assureurs jouent sur les rendements des anciens contrats, sur lesquels les taux servis sont anormalement bas, pour favoriser les nouveaux contrats”, explique à cBanque Jean Berthon, président de Gaipare, “dans une association, tout le monde est logé à la même enseigne”.

Les associations plaident la cause de leurs adhérents

Pour François Filliatre, fondateur du site Marchés Gagnants et ex-directeur de la rédaction de MVVA, “le vrai sujet sur la rémunération de l’assurance-vie, c’est la distribution de la provision pour participation aux bénéfices”. En effet, pour lisser les rendements dans le temps, les assureurs mettent chaque année de côté une partie des intérêts, privant ainsi les épargnants d’une partie de leurs gains. Selon François Filliatre, par ailleurs cofondateur du collectif “Dans l’intérêt des adhérents”, les associations et leurs assureurs pratiquent certes cette mise en réserve, mais dans des proportions limitées.

Un système démocratique

A l’origine du modèle associatif, permettre aux adhérents d’avoir la main sur les évolutions des contrats. Un droit récemment renforcé par la loi Sapin 2 qui stipule que toute modification concernant les “dispositions essentielles” de l’assurance-vie doit être votée en assemblée générale. A l’inverse, les contrats groupe sont souvent souscrits par la banque, auprès de l’assureur, au nom de ses clients. “Les évolutions sont décidées entre la banque et l’assureur, et ils se contentent d’en informer les adhérents”, insiste Jean Berthon.

Reste à savoir toutefois si les résolutions votées en AG sont prises de manière totalement indépendante vis-à-vis des assureurs. C’est le grand débat qui anime ces structures associatives. Si l’Afer se revendique comme la seule association vraiment indépendante, il est plus difficile d’occulter les liens avec les assureurs pour d’autres. Le président d’Agipi, François Pierson, est par exemple un ex-cadre dirigeant d’AXA, l’assureur actuel du contrat.

Comment faire son choix ?

Vous ne savez pas quel produit souscrire ? Vous hésitez entre un contrat associatif, un contrat internet ou un contrat de votre banque ? Utilisez un comparateur d’assurances-vie où vous pourrez filtrer les caractéristiques qui vous intéressent.